Nous avons présenté dans la page « stage peche mouche » les différents types de « stage peche a la mouche » pouvant être mis en œuvre pour pêcher à la mouche avec une canne à une main : stage peche a la mouche sèche, stage a la peche mouche noyée et stage peche a la mouche en nymphe. Il s’agit maintenant de présenter ici plus particulièrement l’intérêt de faire un stage peche mouche soies naturelles. En premier lieu, nous décrirons trois marques de soie naturelle et, en second lieu, nous montrerons l’intérêt de recourir à des soies naturelles pour pêcher à la mouche sèche en les comparant à l’utilisation de soies synthétiques flottantes.
Stage peche mouche soies naturelles : présentation

De gauche à droite, nous avons tout d’abord une soie naturelle anglaise Phoenix en pure soie de grande qualité (c’est le haut de gamme) qui peut être utilisée en mouche noyée, car c’est une soie « intermédiaire » qui coule lorsqu’elle n’est pas graissée. Mais une fois graissée avec du Mucilin rouge (cette graisse avec son applicateur est fournie dans la boîte), elle flotte parfaitement et fait merveille pour pêcher en mouche sèche. On l’a prendra en taille DT # 4 ou 5 selon la puissance de la canne utilisée. Ensuite, au milieu, nous avons une soie française de Jean-Pierre Thébault, fabricant de lignes à mouche en soie naturelle bien connu des moucheurs français. En puissance DT # 5, elle charge très bien une canne douce en carbone de cette puissance. Enfin, à droite, nous avons La soie des Sources de la Lozère, présentée comme une soie — naturelle sans entretien — qui se comporte en fait comme une soie parallèle (Robinson).
Stage peche mouche soies naturelles : comparaison avec les soies synthétiques

L’intérêt de recourir à l’utilisation d’une soie naturelle pour pêcher en mouche sèche est d’assurer une présentation des plus discrète, car le posé est plus délicat et l’arraché plus silencieux. A numéro égal, avec une soie synthétique, elle est plus fine (et donc pénètre mieux dans l’air) et a une densité inférieure, ce qui lui assure une meilleure flottaison et il en résulte donc des arrachés en douceur. Elles peuvent être utilisées avec de bas de ligne plus cours et plus fins en diamètre, toujours pour un soucis de discrétion. Ce n’est pas pour rien que les pêcheurs du sud de la France qui pêchent notamment, la Dourbie, le Durzon, la Sorgues ou la Vis… utilisent des soies naturelles. Les eaux de ces rivières que j’ai fréquentées sont en effet très cristallines et la plus grande discrétion doit être de mise, plus que nulle part ailleurs.
En revanche dans le nord de la France, en Bourgogne ou en Franche-Comté, par exemple, les pêcheurs préfèrent souvent pêcher avec des cannes G-Loomis GLX avec des soies synthétiques, quelques fois d’une puissance # 6, mais avec de très long bas de ligne, entre 5 à 7 mètres. C’est notamment le cas des pêcheurs de la Seine à Vix, de la Loue à Ornans, du Doubs Franco-Suisse à Goumois qui utilisent un tel matériel parce qu’il pêchent beaucoup en nymphe à vue et parce que les rivières sont larges, ce qui demande un long bas de ligne pour assurer à la fois une présentation discrète et pour faire de belles dérives sans faire draguer la mouche.
Mais pour conclure, lorsque l’on veut pêcher par exemple des petites rivières du Morvan ou du Châtillonnais en Bourgogne, sous un couvert végétal, l’utilisation d’un petit fleuret de 6’10 (2,08 mètre) # 4/5, une Jacky Boileau de la série « voyageur » pour ne pas la nommer, avec une soie naturelle, la pêche devient un vrai régal et permet de séduire des poissons retords, parce que sollicités avec du matériel adapté et très discret. Je vous invite à me suivre sur ces petits chemins de traverse pour tester le bien fondé de mes dires au cours d’un stage peche mouche soies naturelles !!!

Stage peche mouche soies naturelles