Les grands lacs du Morvan

Riche de ses rivières calcaires de Côte d’Or et de ses rivières aux eaux rapides du Morvan pour la pêche de la truite et de l’ombre, la Bourgogne n’est pas dépourvue également de grandes retenues d’eau pour y effectuer un stage de pêche carnassiers, du bord ou en barque motorisée électriquement. Elles sont principalement concentrées dans le Morvan et contiennent du brochet, de la perche, du sandre et même du silure. Vive la pêche en Morvan !

LES GRANDS LACS DU PARC NATUREL REGIONAL DU MORVAN :

Le lac de PANNECIERE ; pêche dans le Morvan :

Construit en 1949, avec ses 520 ha, c’est le plus grand des lacs du Morvan ; il s’étend sur 7,5 km dans un joli site de forêts, de collines boisées, de vallons, de bocages, et de petits bourgs. Il est alimenté principalement par l’Yonne et l’Houssière. Il a acquis sa renommée essentiellement par la pêche des carnassiers (surtout sandres et perches), car c’est sur ce lac qu’Albert Drachkovitch a mis au point sa célèbre monture. Sa dernière vidange a eu lieu en fin d’année 2011 (avec 2 ans de travaux) et la pêche des carnassiers y est actuellement permise depuis la réouverture du carnassier le 1ier mai 2015.

Ci-dessous, Greg, en juin 2015, qui a même fait un triplé avec un troisième brochet de 75 cm pris aussi au spinner bait. Bravo l’artiste !

Le lac des SETTONS ; pêche en Morvan :

Inauguré le 13 mai 1858, avec ses 350 ha, c’est le deuxième lac du Morvan par sa superficie. C’est aussi le plus ancien ; sa création remonte à la moitié du 19ième siècle où il était utilisé pour le flottage du bois devant servir à chauffer les habitants de Paris. Il est alimenté par la Cure et le Lyonnet. C’est le plus touristique de tous les lacs en raison de la pratique des sports nautiques pendant la belle saison. Il a été vidangé en 2008 et la pêche du carnassier (principalement brochet et perche) est de nouveau autorisée.

Le lac du CRESCENT ; peche dans le Morvan :

Construit en 1930, ses 165 ha se répartissent sur les lits de la Cure et du Chalaux qui l’alimentent. C’est un lac encastré au milieu des forêts, ce qui lui donne à l’automne un aspect sauvage et un peu austère. Il est à cheval sur la Nièvre (58) et l’Yonne (89). Il est réputé pour ses gros brochets (parmi les prises déclarées, 1,31 mètre en 2008 et 1,35 mètre en 2006), mais les sandres et les perches ne sont pas en reste. Sa dernière vidange date de 1992.

Le lac de SAINT-AGNAN ; peche en Morvan :

Inauguré en 1969, avec ses 150 ha constitués par le Cousin, c’est le plus irlandais de tous les lacs du Morvan qui a été construit pour l’alimentation en eau potable. Il est bordé de forêt et de prairies séparées par des petits murets de pierre qui évoquent celles rencontrées dans le Connemara. La présence de chevaux, et notamment de Konik Polski, qui s’ébattent dans les champs rappelle bien cette atmosphère irlandaise. Question pêche, c’est le plus technique et le plus difficile de tous les lacs du Morvan, car les postes sont très marqués. Il a été vidangé en 2002 et les brochets, sandres et perches sont à nouveau au rendez-vous.


Le lac de CHAUMEÇON ; pêche dans le Morvan :

Construit en 1933 sur le Chalaux, le barrage de Chaumeçon constitue un beau plan d’eau de 135 ha qui s’étire sur 7 km au milieu de forêts, avec ses berges abruptes expliquant une profondeur relativement importante. Les pêcheurs locaux le pratiquent de préférence à la fin de l’automne lors de sa cote minimale, mais il présente un réel handicap pour la mise à l’eau des barques à Vaussegrois qui n’est pas véritablement bien aménagée d’un point de vue touristique. Sa dernière vidange remonte à 1982 et les carnassiers recherchés sont le sandre, la perche et le brochet.